Opérations militaires: Mikhail BOGDANOV dément l’envoi des troupes à Bangui…

Alors que Faustin Archange Touadera brandit comme un trophée l’envoi des soldats russes et rwandais pour l’aider à mâter la Coalition des Patriotes pour le Changement qui marchent sur Bangui, Mikhaïl Bogdanov, le vice-ministre russe des affaires étrangères a affirmé lundi que Moscou n’envoyait pas de troupes en Centrafrique, où une offensive de groupes rebelles a été qualifiée de « tentative de coup d’Etat » par le gouvernement. Même le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a exprimé sa « sérieuse inquiétude » sur les événements en cours. Les Russes veulent être prudents. Leur engouement africain n’est pas guidé par les relations personnelles, mais plutôt et surtout par les intérêts. Il n’ y a pas d’amitié, avait dit Poutine. Ils mettent les distances. Touadera est obstiné par le pouvoir, il veut surtout engager l’épreuve de force d’organiser des élections de tous les dangers en prétextant que les mercenaires qu’il a payés rubis sur ongles sauront sécuriser le pays. Alors même qu’à Mbaîki, à Boali, Bossembélé, Yaloké, Bossemptélé, Baoro, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Batangafo, Kabo, Boromata, Alindao et tant d’autres territoires, les cartes d’électeurs n’ont pas été distribuées. Il ne sculpte rien. Il prétend agir pour le respect de la Constitution alors qu’il l’a violée. Tout le monde sait qu’il n’arrivera jamais à bon port, les dés sont pipés. Sa chute est inévitable. Voilà un chef d’Etat en fin de mandat qui se tourne vers des mercenaires dans un pays sous embargo et où sont mobilisés les forces onusiennes. L’ancien recteur de l’université de Bangui n’en fait qu’à sa tête. Il ne supporte pas que son ancien patron François Bozizé, à qui, il a fait la cour incroyable, lui ait préféré Anicet-George Dologuélé. Il joue son-va tout. Les Russes ne sont pas dupes, le règne de Faustin Touadera est à son couchant. Ils le savent parfaitement, leurs oreilles et leurs yeux sur place à Bangui relayent les informations. Le Palais de la Renaissance est devenu une « maison morte » où errent des ombres qui rasent les murs. Le maître des lieux ne veut pas regarder la réalité en face. Tout le monde lui dit que, c’est fini, même l’ambassadeur Russe à Bangui n’y croit plus du tout. Le président sortant n’est pas un « winner », loin s’en faut. Il va au-devant d’une sévère raclée. Il ne pourra pas gagner au premier tour, il sera battu à plate couture au second tour. Moscou en a la certitude. Le chargé de mission que lui a collé le groupe Wagner, un ancien flic, mal connu à Saint Petersbourg se charge depuis que l’édifice s’écroule, de virer tous ceux qu’il soupçonne d’être capables de se transformer en «Patriotes » en prenant fait et cause pour le mouvement populaire qui marche sur Bangui. Les nouvelles ne sont pas bonnes. Le président sortant vit ses derniers jours au Palais de la Renaissance. Touadera, refuse d’imaginer la suite sans lui, il s’accroche, il espère. Alors que les groupes armés sont aux portes de la capitale. Il parle désormais beaucoup, et s’en prend à tous ceux qui lui disent d’arrêter les dégâts pour sauver son honneur. Il pensait que la Russie pouvait l’aider à repousser la marche sur Bangui de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Mal lui en a pris, la Russie a dit niet. Le pays est sous embargo, Moscou est un adversaire résolu de la violation des résolutions du Conseil de Sécurité. Se sentant exclus, Touadera et son entourage, notamment le ministre Kazagui ont sorti de très gros pythons. Pathétique !

La Russie n’a pas et n’enverra pas de troupes à Bangui, comme ils l’ont fait croire. Mikhaïl Bogadanov, le vice-ministre russe des affaires étrangères et représentant spécial de Vladimir Poutine s’en est presque plaint sur RFI. Rien n’a plus d’importance pour Moscou que le respect scrupuleux des règles et consignes de l’ONU. Poutine a déjà lâché le mathématicien. Ce qui se passe actuellement, les soviets que l’on voit, ce sont les mercenaires de Wagner. Il n’y a jamais eu cent soldats de l’armée rouge régulièrement dépêchés à Bangui. C’est du pipo ! C’est une entourloupe de fin de règne, appuyée par des mercenaires qui n’ont rien à perdre. Des « chiens de guerre » qui sont là beaucoup plus pour des pépites d’or et le diamant. Les nobles bonnes manières ont quitté le numéro un du pays, qui s’est mis en tête de livrer un combat à mort contre ses anciens partenaires et qui s’en prend malencontreusement à son ancien patron. A qui, il a délibérément refusé le retour à Bangui. Ça devient fatiguant, tout le tralala et toutes ces accusations que le régime en fin de règne met sur le dos de Bozizé. Par Maurice Délévoye


Moscou n’en mène pas large.Mikhail Bogdanov A été formel, son pays n’a pas envoyé de soldats pour combattre les Patriotes qui marchent sur Bangui Poutine a ses limites. Il ne veut pas s’étrangler avec celui qui risque de sauter. Faustin Archange Touadera l’a appris à ses dépens. Avec les Russes, il y a l’art et la manière
 

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