La candidature du président Bozizé sera inévitablement validée…

La République Centrafricaine a beaucoup régressé, la passion et les règlements de compte l’emportent sur la vérité. Le reste ne compte pas. Même lorsqu’il y a péril en la demeure. Les proches du président Touadera reprochaient à François Bozizé de ne pas disposer du délai de résidence d’un(1) an sur le territoire national et s’en régalaient, mal leur en a pris. Il leur a été servi un cinglant démenti, par le dépôt d’un certificat de résidence en bonne et due forme, signé par une autorité administrative. Le lundi 10 novembre,  un homme serein, poli et courtois s’est présenté au siège de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).  Un candidat qui s’est refusé, au sortir du dépôt de sa candidature de se prononcer à l’avance sur l’issue de son dossier. Parce qu’il fait confiance aux institutions de son pays, et notamment à la Cour Constitutionnelle.  


La candidature du « champion » du KNK, François Bozizé Yangovonda sera validée, sans surprise. Ce d’autant que les motifs de son rejet en 2015 ont cessé d’exister. Le pouvoir de la manipulation n’est pas plus fort que la force de la loi. Les choses sont claires. Bozizé a déposé un dossier complet. Il n’y aura aucune différence de traitement entre les candidats qui sont tous Centrafricains, donc égaux devant la loi. Les grands manipulateurs et les diseurs de bonne aventure qui font des affirmations sur des choses qu’ils ne maîtrisent pas, parce que trop portés par l’envie d’en découdre, seront servis. Les intentions malveillantes seront mises à nu. Elles ne pourront pas l’emporter sur les vertus du droit. Il y a des gens qui ont un destin ineffaçable. Certains se sont autorisés le monopole ou la prophétie la décision de la Cour Constitutionnelle, sans s’attarder sur l’essentiel. Or l’image que ces personnes se font de l’autre est faussée. Puisque François Bozizé remplit toutes les conditions requises. Il n’y a qu’une chose sous le soleil, la mise à l’épreuve des Sages de la Cour Constitutionnelle

La mémoire, il faut l’entretenir, il faut savoir la garder intacte. C’est pareil pour la lucidité, il ne faut jamais la perdre, même lorsqu’on veut en découdre avec un adversaire qui dérange. Il ne faut jamais tronquer la vérité. Il y a des textes, il y a la loi. Notamment le Code électoral.  Nous ne nous substituons pas à la Cour Constitutionnelle. Nous pensons  juste qu’il est nécessaire, d’éclairer l’opinion, face à des croyances illusoires qui se répandent partout et qui sèment déjà la confusion dans les esprits, au sujet de la candidature de l’ancien président de la République, François Bozizé Yangouvonda. La garde rapprochée de Faustin Archange Touadera a commis beaucoup d’erreurs depuis le retour de François Bozizé Yangouvonda. Les barons du régime sont tout le temps dans le dos de Bozizé, par manque de mesure. Mais une chose est sûre, le verdict de la Cour Constitutionnelle les poussera à l’épuisement et à la multiplication des symptômes de stress. Il ne leur restera que la tricherie. Mais là encore, ils seront pris.  Les profs d’université qui entourent le président Touadera se fondent de justification morale, ils tiennent un raisonnement qui a l’inconvénient de négliger les motifs du rejet de la candidature de l’ancien président de la République en 2015. Qui étaient entre autres : l’absence de récépissé d’inscription sur les listes électorales, et l’nterdiction de se présenter pour un autre mandat, article 51 du Code électoral-alinéa 2 accord de Libreville du 11 janvier 2013. Ces motifs ont cessé d’exister. Ce d’autant que le président François Bozizé est rentré d’exil.  Et s’est inscrit sur les listes électorales. Le candidat du KNK a un récépissé d’inscription qu’il a déposé à l’ANE. Par ailleurs, la jurisprudence  CEMAC, celle qui exigeait la mise à l’écart des personnes qui étaient aux affaires de 2012 à depuis 2013, mais également pendant la transition, ne s’impose plus. Depuis 2016, rien ne s’est passé. François Bozizé a un casier judiciaire vierge. Il jouît de tous ses droits civiques et politiques. Les sanctions onusiennes ne sont pas des condamnations pénales. En outre, l’arrêté d’interdiction de voyager qui visait l’ancien président de la république a été levé par le tribunal administratif de Bangui, En clair, le succès sera au rendez-vous. Il n’y a aucun obstacle, aucun procès en cours. Rien, nada! Bozizé s’est bien préparé. Il a assez travaillé avec ses équipes. Il a déposé toutes les pièces requises pour être candidat. Tout absolument, tout.

 Avis à ceux qui juxtaposent le rejet de la candidature de Patrice Edouard Ngaîssona à celle de François Bozizé…

Il n’est pas bon de rejeter tout le négatif sur les autres. Par décision N° 15 /15 CCT du 9 décembre 2015, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), après avoir délibéré, conformément à la loi, avait retenu 31 dossiers de candidature sur les 42 qu’elle avait reçus. Parmi les malheureux, un certain Patrice Edouard Ngaîssona, candidat indépendant. Pour les motifs suivants : Lordonnance définitive de renvoi devant la Cour criminelle du doyen des juges d’instruction en date du 2 février 2015; la sommation interpellative de l’inspection générale d’Etat en date du 12 mars 2015 relative à une créance de 200 millions CFA; l’arrêt définitif et exécutoire de la Cour d’Appel de Bangui du 21 octobre 2015 pour une créance de 336 millions à Ecobank.  Il n’y aucun lien entre le cas Ngaissona et Bozizé. Dominique Darlan était Vice-présidente de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), qui avait délibérée le 9 octobre 2015. Elle examinera tous les dossiers de candidature en toute objectivité. Elle ne se laissera pas déborder par les pressions de ceux qui ne comprennent pas que nous visons la paix et la stabilité. Les décisions sont motivées. Elles ne s’inventent pas. On se doute bien que les défauts, notamment les deux motifs qui avaient occasionné le rejet de la candidature de François Bozizé ont été rattrapés. L’ absence du président Bozizé sur le territoire rendait techniquement impossible son inscription sur les listes électorales. Il en a souffert, il est rentré au bercail très tôt pour être en règle.Souvent, les préjugés nous empêchent de voir la réalité, à cause d’un caractère trop faible, et même par mauvaise foi. 

Maurice Délévoye

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