François Bozizé: un président très attendu…

Touadera ne supporte pas d’avoir à se frotter à son ancien patron, le projet de révision du Code électoral soumis au parlement et récemment adopté ne vise qu’à se débarrasser de son prédécesseur. François Bozizé proteste avec contre la méthode peu brillante de son ancien Premier ministre qui a changé les règles du jeu, à trois mois des élections. Tout est fait pour éviter l’atroce vérité : la popularité de François Bozizé Yangouvonda. Qui a une incroyable énergie pour haranguer les foules qui viennent à lui. Tout le monde a compris qu’il y a un relent de nuisance qui ne dit pas son nom contre le président-fondateur du KNK. Qui reste serein. Qui a de la patience, qui a déjà fait preuve d’une très longue patience pendant sept ans en exil. Qui ne demande qu’à aller aux urnes. Pour que le meilleur gagne.  

Personne ne comprend les épreuves que le président François Bozizé a eu à vivre et à surmonter. Seuls ses amis, les vrais qui ont partagé ses inquiétudes pour son pays le savent. Toutes les épreuves endurées pendant l’exil l’ont forgé. Les Centrafricains ont devant eux, un sage, un patriarche, qui veut « livrer » son dernier « combat ». Bozizé veut bâtir, il a un  baroud d’honneur en jeu. Il sait que le destin veille. Il doit l’accomplir. Selon Christophe Boisbouvier, « partout où il passe, Bozizé fait sensation ». Le peuple est avec lui avec. Et c’est ça qui fait tant peur au pouvoir en place. Ce dont il est question, aujourd’hui, après la manipulation de certains députés pour faire passer le projet de révision du Code électoral,  ce n’est pas seulement François Bozizé Yangouvonda. C’est l’intérêt général. On ne change pas les règles du jeu en pleine compétition. Le président –fondateur du Kwa Na Kwa sait qu’il ne doit pas reculer. Le Général Bozizé sait que le propre de la stature qu’il traîne, celui d’Homme d’Etat, a des exigences. Et pour lui, le plus anciens d’entre eux tous, il en est plus. Le pouvoir en place croit le pousser dans ses retranchements. Mais il y a erreur ! François Bozizé, c’est surtout quand on le croit fini qu’il se relève. Il s’est déjà relevé de tant de situations, les unes que les autres aussi difficiles. Même les plus sombres. Bozizé est de ces hommes de pouvoir qui renaissent quand leurs adversaires croient que le sort en est jeté.  Le président–fondateur du KNK, il ne faut jamais l’enterrer. Il est capable de retournement spectaculaire. A la chute de son régime en 2013, on l’a cru mort politiquement. Certains l’avaient même déjà « gommé » ;  d’autres l’ont tenu à tort, responsable de beaucoup de choses. Sans jamais en apporter les preuves, sans comprendre que notre pays avait été attaqué. Durant sept ans, François Bozizé a vécu en exil en Ouganda, loin de sa Centrafrique natale. Là-bas,  chaque jour, chaque instant, il a fait le point sur ce qui n’a pas marché et réussi à se forger, a retrouvé sa sérénité. Cette sérénité qui ne le quitte plus jamais et qui le caractérise. Cette sérénité à laquelle est venue s’ajouter l’humilité. François Bozizé a attendu l’heure du retour, avec des idées bien précises pour rebâtir dans le rassemblement. A peine rentré au pays, il a retrouvé son audience, plus que par le passé, plus que du temps où il a dirigé le pays. Le journaliste de RFI–France 24, Christophe Boisbouvier dit qu’il « fait sensation partout où il passe ».  Cet homme a tout accepté pour son pays, pour le bien de tous.  Ce président qui a sans arrière-pensée, cédé des ministères régaliens à la Seleka pour la paix, est tout plein d’intérêts pour les autres, il a la volonté, la sagesse et l’humilité. Des qualités qui le placent très loin de ses adversaires. Pour bon nombre de gens, François Bozizé est l’homme de la situation. Il a toutes qualités pour bien gérer. Les preuves existent qui le prouvent. Faustin-Archange Touadera n’en revient absolument pas. On peut raconter tout ce qu’on veut, mais la réalité est là. Le camp Touadera s’agite, toutes les prédictions qu’ils font ne sont que balivernes. Tout le monde, tout observateur le sait, Par simple calcul sommaire. Les ouailles du président sortant préfèrent brandir leur slogan favori, «  premier tour pingbi », mais ce n’est qu’une simple vue de l’esprit ; celle de femmes et d’hommes qui pensent que le fait d’être au pouvoir suffit à se faire élire même lorsqu’on est rejeté par le peuple centrafricain. Le directeur de cabinet de François Bozizé a rappelé dans son discours à l’occasion de l’Assemblée générale du RDD-le Rassemblement pour le Développement Durable d’Augustin Agou, la citation de Nicolas Machiavel: « Un souverain peut changer les élites gouvernantes, il ne peut ni par décret ni par la loi changer le peuple », comprenne, qui pourra. 

L’ancien Premier ministre,  Anicet-Georges Dologuélé, président de l’URCA, ancien coordinateur de la COD-2020 et candidat à l’élection présidentielle de décembre 2020, a souligné, le 21 août dernier dans son interview avec Christophe Boisbouvier, en réponse à la question: « Ne risquez- vous  pas d’être la victime du match Touadera-Bozizé ? », « Je ne suis pas sûr d’un match Touadera-Bozizé. La présence de Touadera dans le match est dans l’esprit de ses partisans. Mais ils sont très peu nombreux. Les Centrafricains estiment tous que Touadera est déjà hors-jeu, même s’il est au pouvoir, même s’il dispose de moyens de l’Etat, même s’il se prépare à tricher ; Je pense que le rejet est trop fort ».

Faustin-Archange Touadera a manqué la manœuvre. Il a initié un accord politique avec les groupes armés, ses « partenaires », qui le boudent régulièrement. Ces derniers font ce qu’ils veulent, alors qu’ils ne sont pas chez eux. Les Centrafricains veulent que ça finisse. Ils ne voient que Bozizé pour ramener l’ordre et la sécurité. Il y a une forme d’inaptitude chez les supporteurs de Touadera à saisir la réalité.  La vérité est que François Bozizé est très bien accueilli, partout où il passe. Il fait des émules.

Les Centrafricains ont vite fait de comprendre que c’est lui, qui doit être au pouvoir. Le poste lui convient. C’est à lui. Ils l’attendent. Touadera le sait, il fait semblant de ne rien comprendre. Il fait tout pour lui barrer la route. Il le traite comme un paria, alors qu’il a dirigé ce pays, et qu’il a un parti bien ancré. Ça pourrait mal finir. Ce d’autant que beaucoup de Centrafricains voient d’un mauvais œil les agissements de Touadera et lui reprochent la part trop belle qu’il fait aux chefs rebelles, Ali Darassa, Sidiki Abass et Al Khatim, qui sont tous des étrangers. Le tout Bangui politique, le petit monde qui compte, ne fait plus confiance au président Touadera, presque tout le monde le fuient.

Il  va sortir le sortant…

 A trois mois des élections présidentielles et législatives,  l’ancien Premier ministre et actuel président sortant, Faustin-Archange Touadera préfère les manipulations au jeu démocratique, parce que François Bozizé revêt les habits du grand favori des élections à venir, il est plus que jamais décidé à revenir au pouvoir par les urnes. La frénésie d’enthousiasme autour de l’ancien président de la République s’accentue de jour en jour. Bozizé est au top de sa forme. Les populations apprécient son charme et ses discours souvent improvisés, mais dont les messages sont si profonds. Depuis son retour au bercail, l’ancien président de la République côtoie et discute avec du monde bien au-delà de sa famille politique. François Bozizé attend l’heure de son retour au pouvoir. Il est tel qu’en lui-même. Son attitude, ses gestes et ses discours lui ressemblent. C’est un homme modéré. Il a tout son temps, il est même plus que patient. Il en fait même trop. Il est toujours prompt à pardonner les autres. Une personne humble comprend qu’elle s’est trompée, elle demande pardon et cherche à remédier aux erreurs. C’est la sagesse qui le veut. Michel Djotodia a demandé à le rencontrer, ils se sont vus au siège du KNK. Cette rencontre à l’initiative de Djotodia a permis aux deux hommes de montrer leur attachement à la paix en Centrafrique. L’’élan de  paix et du pardon de l’autre, c’est chose faite. Les mêmes qui voulaient sa peau, qui lui ont pris son fauteuil et se le sont laisser prendre, lui courent après. Bozizé est un veinard, il va reprendre son fauteuil. Autour de lui, on croise les doigts et, on attend.

Par Valence Doudane et Maurice Délévoye. Cet article a été publié dans le journal « La Plume » N°771 du vendredi 25 septembre 2020

Le président François Bozizé à Kampala entouré de Bertin Béa, l’ancien SG du KNK, désigné vice-président depuis le récent congrès, et Jean-Eudes Teya, le nouveau SG du parti, avec les représentant de l’Union africaine, de la CEEAC et Monsieur WIllybiro Sacko, lors d’une prise de contact pour les accords de paix.
 

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