Francois Bozizé persiste et signe “ Rien ne m’empêche d’être candidat ”

Le président François Bozizé est serein et lucide, il refuse de tomber dans le panneau que le pouvoir veut dresser devant lui afin d’embrouiller les citoyens. Un projet de modification du Code électoral à trois mois des élections, prouve à suffisance que le processus électoral n’est plus conforme. Cela entraîne implicitement l’organisation d’élections inclusives. Faustin-Archange Touadera fait penser à un homme qui aime la fuite en avant. Tout le monde attendait qu’il accepte la concertation, mais il a botté en touche, préférant ce qui l’arrange, par la manipulation des instituions. Afin d’éliminer un candidat sérieux à la magistrature suprême. François Bozizé ne démord pas,  c’est un homme d’expérience, il  a été chef d’ Etat, il connait les textes. Selon lui, « Rien ne l’empêche d’être candidat à l’élection présidentielle ». Il donne le change à toutes ses sordides manœuvres orchestrées par le pouvoir en place. Touadera joue faux, à trois mois des élections, il a tout mis à terre. Au point qu’il n’ y a plus rien à tirer de crédibles des élections à venir.  

« Je suis serein, je suis citoyen de ce pays. Je remplis toutes les conditions pour être candidat. Pourquoi m’inquiéter pour être candidat. Il y a surement le problème de ma popularité qui gêne énormément certains candidats, particulièrement les candidats du MCU. Voilà pourquoi ils manœuvrent sous différentes formes pour préparer des fraudes massives », avait-il dit dans une interview qu’il a accordée au site « Corbeaux News  Centrafrique», pendant son séjour à Bossangoa.

Mardi 22 septembre 2020, alors qu’il assistait une réunion du COD-2020, François Bozizé a déclaré : »En ce qui me concerne, rien ne m’empêche d’être candidat. C’est la raison pour laquelle, on est en train de monter toute sorte de scénarios pour pouvoir m’éliminer. Vous-vous rendez compte, ancien chef de l’Etat, je deviens persona non grata chez moi. J’ai été chef de l’Etat. Je connais tous les textes… je connais comment les choses se font ». On peut le comprendre. Touadera s’apparente à un président qui fait tout le contraire, mais la vérité est là. L’ancien Premier ministre de Bozizé, on ne peut pas dire qu’il est un bon président. Avec autant d’imprudences. Il n’a qu’une chose en tête, rester au pouvoir, et languir en son palais. Allons-nous vers un Etat hors-la-loi ? Des indices se dégagent. « Ne soyez ni obstinés dans le maintien  de ce qui s’écroule, ni trop pressé dans l’établissement de ce qui semble s’annoncer », c’est ce qu’a dit Benjamin Constant. Et qu’ignore malheureusement le président sortant, Faustin-Archange Touadera. 

Depuis son retour au pays, Bozizé fait face à une véritable machine à broyer. Les choses se passent de visu. Aux rumeurs dont on l’accuse, s’ajoutent, l’injonction à lui faite indirectement, de ne pas faire de la politique, s’il veut bénéficier des avantages dus aux anciens chefs d’Etat. Ils ont très clairement ajouté  l’interdiction de faire de la politique. Ils sont revenus sur la question, parce que François Bozizé les a surpris par son retour. Le régime Touadera ne lâche pas Bozizé d’une semelle. Il y a trop de manipulations dans l’air. Ce qui se passe, est contraire à la loi. La candidature de François Bozizé dérange, on veut l’écarter de la course.  On organise des élections en faussant le jeu démocratique. En usant de la fuite en avant.  C’est tout simplement lamentable ! La révision du Code électoral, à trois mois des échéances, c’est surtout dans l’intérêt du président sortant. Il n’y a pas de raisons à modifier une loi juste parce qu’on veut tirer la couverture de son côté. Parce qu’un président veut éliminer coûte que coûte François Bozizé Yangouvonda. Touadera a la trouille. Il a signé un décret, un jour avant la fameuse session extraordinaire. Augustin Agou a d’ailleurs dénoncé cette fuite en avant qui n’honore pas la République Centrafricaine. « On a été désagréablement surpris d’apprendre que nous sommes convoqués en session extraordinaire, alors que d’autres collègues sont en vacances. On signe un décret aujourd’hui, la session s’ouvre le lendemain », s’est plaint le député du premier arrondissement de Bangui. 

La morale est sortie de l’hémicycle

Le président François Bozizé dénonce le projet de modification du Code électoral qui été soumis au parlement, à la demande Faustin-Archange Touadera. On a mis quelques poignées de CFA en jeu pour pousser certains élus à trahir la Nation. Un président sage et responsable aurait accepté la concertation, mais Touadera a préféré la manipulation des institutions, sans vraiment se rendre  à l’évidence. Sans comprendre qu’il met en péril la stabilité du pays. « Ce n’est pas brillant comme méthode», assène le président du Kwa Na Kwa.

Valence DOUDANE

Cet article est paru dans le N°770 du journal « La Plume » à Bangui, jeudi 24 septembre 2020

Le président François Bozizé  et Alexandre Ferdinand NGuendet  répondant aux questions des journalistes
pendant la conférence de presse organisée par la COD –2020; au siège de l’URCA à Bangui

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close