Pas si vite ! Danielle Darlan veut savoir, s’il est légitime d’organiser les élections, le 27 décembre 2020…

Le camp présidentiel se fait l’écho du maintien des élections le 27 décembre, il n’en mesure pas les conséquences. Le pouvoir veut y aller tout de go, les caciques du régime Touadera ne comprennent pas que dans les circonstances actuelles, leur choix, est la posture la plus risquée pour le pays, face à la crise d’incompréhension entre la majorité présidentielle, d’une part; et l’opposition et la société civile, d’autre part. Nous devons être raisonnables. Nous ne devons accorder aucun crédit à ceux qui pensent qu’il suffit de se cacher derrière le respect de la constitution. Qui pensent que l’on doit coûte que coûte respecter la constitution, et se foutre du reste, notamment de ce qui peut découler d’une telle fuite en avant. Danielle Darlan, « la Gardienne en chef de la Constitution » a compris la nécessité de se poser les bonnes questions, elle attend les réponses de l’ANE. Elle souhaite surtout savoir, s’il est légitime face au doute, face au contexte du pays (une crise politique et sécuritaire qui est loin d’être terminée), d’aller aux urnes le 27 décembre 2020.  En droit constitutionnel, il n’ y a pas que la légalité qui compte. Lorsqu’il y a des doutes et des incertitudes, la légitimité intervient nécessairement. La vigie de la Constitution est prudente, elle sait que, « plus profond que la régularité formelle qu’exprime un acte, il est nécessaire que sa valeur soit fondée sur le principe de la légitimité ». La présidente de la Cour constitutionnelle sait d’avance, qu’une élection organisée dans la confusion et dans l’incompréhension, ouvre droit à une crise post-électorale sans précédent. La République Centrafricaine court le risque d’un retour dans le chaos, si l’on n’y prend garde. Les « Gardiens de la Constitution ont posé aux membres de l’ANE, les bonnes questions, ils attendent des réponses. Ils suivent avec acuité l’actualité, ils savent très pertinemment qu’il est de leur devoir, non seulement de faire respecter la Constitution, mais aussi de prévenir tout risque. Il ne peut en aucun cas, être question pour ces derniers, de laisser se tenir des élections à risques. Ils ne vont pas se contenter de ces voix qui arguent, que « la loi, c’est la loi, il faut une résidence de 12 mois, il faut respecter les délais prévus par la Constitution ». Les membres de la Cour constitutionnelle sont des sages. « Le sage cherche la sagesse, le sot l’a trouvée », c’est ce que disait Georg Christoph Lichtenberg, philosophe et physicien allemand. Le sage, c’est celui qui ne laisse pas se répandre la bêtise. Face au doute, au suspens et aux interrogations sur la tenue ou non des élections, le 27 décembre, la Cour constitutionnelle exige des réponses précises.

Maurice Delevoye

La République Centrafricaine doit retrouver sa place dans le monde actuel, Danielle Darlan, estime qu’il de son devoir de s’assurer s’il est légitime d’aller aux élections le 27 décembre 2020. Cette femme de tête, qui n’a pas sa langue dans la poche veut prévenir toute mascarade et tout risque pour le pays, au moment où tout le monde souhaite des élections inclusives, seule voie pour une société plus pacifique…

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