Seul comme Faustin-Archange Touadera…

Ce président élu dans l’euphorie générale, considéré, jadis comme « l’homme de la situation » par le commun des Centrafricains, celui-là même que l’on prenait pour le « petit frère des pauvres », est vite passé de l’autre côté, à une vitesse incroyable. Tant et si bien, qu’aujourd’hui, sous les lambris du Palais de la Renaissance, il se retrouve seul, face à une implacable réalité, son échec dans la conduite du pays. Catherine Samba-Panza ne l’a pas ménagé dans sa récente interview sur radio Ndéké Luka, «  La RCA a d’énormes problèmes sécuritaires(…), la majorité des populations centrafricaines vivent dans la pauvreté criante », «  le problème, c’est la mal gouvernance ». Alexandre-Ferdinand Nguendet, le boude. Bozizé n’a pas oublié, l’ingratitude de cet homme qu’il a longtemps comblé; Martin Ziguélé garde un très mauvais souvenir de son alliance avec Faustin-Archange Touadera. Un homme qui sait retourner sa veste, qui ne tient pas ses promesses. Karim Meckassoua a subi l’humiliation; Nicolas Tiangaye s’est trouvé face à un homme qui n’écoute que lui-même. Ce n’est pas tout, pour les groupes armés, Touadera n’est qu’un président qui n’incarne pas la fonction. Ils tirent régulièrement sur la corde. Chaque fois, les chefs des groupes rebelles élargissent leur palette de revendications. Personne ne veut être ce président qui rate tout. Le tout Bangui politique a coupé les ponts avec ce président qui est allé au bout de la déception. Une très mauvaise image lui colle à la peau, pour son incapacité à tenir l’Etat. Et son approche de régler le problème des groupes armés. Faustin-Archange Touadera refuse la concertation, alors que tout indique l’impréparation et l’impossibilité d’organiser les élections, le 27 décembre 2020.

A force de jouer les profs rusés, et d’user du double-langage, ses jours sont comptés. Faustin-Archange Touadera complique les choses simples. Son échec est une réalité établie. Touadera est tout blême. Et puisque la conduite du pays, lui semble difficile, il doit céder la place au « maître du jeu », François Bozizé Yangouvonda, qui a toute l’énergie nécessaire pour la fonction présidentielle.

Maurice Délévoye

Le 19 mars 2019, à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa, en compagnie de Vital Kaméré, au temps de la grâce. Le temps a passé, le gros temps est là, Vital Kaméré est en prison; pour le président Touadera non plus, les choses ne vont pas bien. Le chef de l’Etat centrafricain boude, fulmine et s’emporte à la moindre raison depuis qu’il sait qu’il n’est plus en position de force

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