«Tôt ou tard, je reviendrai»,«les Centrafricains doivent savoir que Bozizé ne les abandonnera pas»…

Il était venu chez Jeune Afrique, dans le 16 ème arrondissement, à Paris, non loin de la rue des Perchamps où se trouve l’ambassade de la République Centrafricaine. « C’était un après-midi pluvieux du mois d’août, entouré de deux de ses fils : Francis, le militaire, ancien sous-officier parachutiste dans l’armée française, qui fut longtemps son ministre de la Défense, et Giscard, l’un des plus jeunes, qui l’accompagna dans sa fuite au Cameroun après la chute de Bangui, le 24 mars 2013 », selon François Soudan. François Bozizé Yangouvonda, aujourd’hui 73 ans, président de la Centrafrique de 2003 à 2013, était encore ébranlé par sa chute,«  il avait perdu du poids, gagné de l’amertume ». Mais , «  qu’on ne s’y trompe pas : cet homme est du genre « tenace ». il a, « une certaine habitude » de l’exil. À trois reprises déjà, dans le passé, ce général galonné sous Bokassa a été forcé de s’éloigner des rives de l’Oubangui, avant d’y revenir après une traversée du désert. Cette fois, il en est sûr, le scénario se répétera », avait écrit le rédacteur en chef de « Jeune Afrique ». La vie est ce qu’elle est, avec des hauts et des bas, il faut avoir traversé une grande souffrance dans la vie pour comprendre les choses, Farnçois Bozizé est sorti du précipice, il est pleins d’attentions pour son peuple, il n’a qu’une idée en tête, s’en occuper, faire pour ce peuple qui l’a manqué, tout ce qui peut permettre d’aller de l’avant, et de tourner le dos au passé. Bozizé veut que son peuple cesse d’être la risée du monde. Il est déterminé à agir devant les agressions dont son pays est victime. François Bozizé veut sauver la RCA. L’ancien président de la République, en avait lourd sur le coeur, le fait qu’on ait pas secouru son pays dans la détresse, l’avait déconcerté à l’époque. Mais il était calme, il avait espoir, ce jour-là, lorsqu’il s’est pointé au 57 bis rue d’Auteuil dans le 16 ème arrondissement chez Jeune Afrique, il savait ce qu’il avait à faire, il avait pris sa décision. A la question à lui posée : » Vous êtes en France depuis quelques semaines. Comptez-vous vous y installer ? », François Bozizé avait répondu,  » Non. Je suis en France pour des raisons d’ordre familial. Mon pays, c’est la Centrafrique. Tôt ou tard, j’y retournerai ». Pour lui, c’était évident, son pays lui manquait, plus que tout, en à peine quelques mois. La suite de l’interview n’a laissé aucun doute possible sur ses projets et ses espoirs. Mais ça a duré six ans, l’Ouganda n’est pas la porte d’à-côté. il n’oubliera jamais les moments de doute, l’important pour lui, était de revenir pour arrêter l’hémorragie. Alors que’il n’était allé qu’au Kenya, on a signalé sa présence en Ouganda, au Soudan du Sud et même en Afrique du Sud. Pourtant, depuis son départ de Bangui, le 24 mars 2013, il n’avait résidé qu’à Yaoundé et à Nairobi. Le mandat d’arrêt lancé par son successeur ne visait qu’à l’empêcher de rentrer dans son pays. Bozizé n’avait pas achevé son mandat, lui qui a toujours été ouvert au dialogue, y compris Michel Djotodia et tous les autres. Bozizé avait cru à la fameuse « lignes rouges » que les rebelles ne devaient pas franchir sous peine d’être attaqués par les forces d’interposition. Il avait peut-être trop ouvert la porte aux autres, « le monde, c’est la loi du plus fort. Mais les Centrafricains doivent savoir que Bozizé ne les abandonnera pas« , avait-il conclut dans cette interview à bâtons rompus. Pendant l’exil, le président François Bozizé a pris le temps de la réflexion, il est rentré pour agir, pour transformer. Il a un projet, il veut proposer à son peuple un avenir, celui de bâtir dans le rassemblement. Depuis son retour, il s’y consacre. Il est constamment sur le terrain. Il comprend mieux que quiconque, ce que vivent les gens, les Centrafricains le suivent, ils sont prêt à relever le défi de la reconstruction, avec ce dernier.

Valence Doudane

Le président François Bozizé, à Brazzaville, avec son homologue, Denis Sassou-Nguesso, quelques jours avant les pourparlers de Libreville. François Bozizé a toujours accordé beaucoup de place au dialogue

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