Tout le monde le ramène à la réalité, tout le monde l’adjure«de négocier»…

Le camp Touadera a fait un mauvais calcul, il ne leur reste plus grand-chose. Ils se sont plantés sur toute la ligne. Ils doivent maintenant accepter l’idée d’une concertation. Le président Touadera est mal barré, il est convaincu que ses proches l’ont très mal conseillé. C’est une expérience amère. Depuis l’évacuation sanitaire de l’ancien Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, le chef de l’Etat a la mine renfrognée. La pensée unique ne passe pas, il n’a plus la main pour en imposer aux autres. Le fait de devoir se soumettre à une transition ne lui plait pas. Il veut à tout prix l’éviter. Il sait au fond de lui que l’abandon de la tenue des élections va énormément lui peser. C’était son dernier plan, gommer de la liste certains candidats et faire un passage en force, envers et contre tous. Ce plan a échoué. Touadera doit désormais aller à la concertation qui ouvrira sur une transition. Ce ne sera pas une partie de plaisir. La transition ne lui servira qu’à préparer sa succession, il devra passer la main, à l’issue des élections, le nouveau Président assurera sa protection et celle de ses proches ainsi que leurs biens. Touadera sait très bien que François Bozizé, dont tout indique qu’il sera le prochain locataire du Palais de la Renaissance ne touchera pas un seul de ses cheveux. Ni à celui de ses proches. En revanche ce qui l’exaspère, c’est son orgueil personnel, surtout le fait d’avoir voulu montrer les muscles. Et même sa propension à humilier les autres. Il a fait venir Michel Djotodia à Bangui pour en mettre plein la vue à son ancien mentor. Ses proches l’ont persuadé de ne pas la jouer serrer, de penser à demain, de desserrer la vis, mais Touadera dans un dernier retranchement, espère s’en tirer, il refuse de déclarer dès maintenant, l’impossibilité de la tenue des élections le 27 décembre 2020. Il n’en mesure pas les conséquences. Alors que tout l’indique. Il refuse tout net d’avouer son échec. Cet entêtement est une bêtise. « Je n’accepterai la concertation qu’à la dernière minute », fait-il savoir à ses proches. Parce qu’un report lui ôterait toutes les chances de rempiler. Touadera se sent flouer par Sarandji, par Mapenzi, par Ngrebada et Arthur Mpiri. Qui lui ont fait croire qu’il avait toutes ses chances de se succéder dès le premier tour. Qui n’ont pas vu venir le retour de François Bozizé Yangouvonda. Il grogne, chaque fois qu’il pense au revers qu’il essuie, depuis le retour de François Bozizé. Désormais, il ne croit plus qu’en Fidèle Ngouandjika, son dernier « soldat ». Même aux Russes, il a perdu toute confiance. Il sait que la transition donnerait les coudées franches à l’opposition. Il sait mieux que quiconque que l’opposition voudrait placer quelqu’un à la Primature, il sait surtout que c’est le futur Premier ministre, qui dirigera tout, et contrôlera l’organisation des élections. Touadera veut pouvoir éviter cela. Il souhaite gagner du temps. Ce ne sont pas les bons conseils qui lui manquent, sa propre famille lui conseille de négocier son départ. Le locataire du Palais de la Renaissance est un homme perdu, qui fait feu de tout bois pour s’accrocher à ce pouvoir qui lui échappe. Les circonstances et la situation du pays ont faussé tous les calculs du mathématicien, qui veut faire la sourde oreille. Alors qu’il est très bien placé pour savoir qu’il ne peut pas gagner face à son ancien mentor. Et que ce dernier à une équipe déterminée, qui n’acceptera aucune entorse au processus électoral. Ce qui suivra est déjà écrit, tout le monde le remarque, tout le monde a le pressentiment que les erreurs politiques de Touadera et ses défauts de jugements finiront par le mettre hors-jeu. Touadera n’a confiance qu’en lui-même. Les gens l’ont suivi par intérêt et non par conviction. Depuis ce qui s’est passé au Mali, le président Faustin-Archange Touadera a peur de devoir vider la place avant l’heure. C’est un homme presque seul, qui se méfie désormais des siens. Et qui sait que ses jours sont comptés.

Valence DOUDANE

Le président Faustin-Archange Touadera subit de plein fouet un coup de blues, par son entêtement à vouloir gagner du temps, alors que le report des élections est inévitable. .Par dessus tout, un souci obsède le président : laisser l’opposition en dehors du pouvoir

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