Bozizé répond aux rumeurs sur son voyage chez Sassou…

Il faut battre le fer quand il est chaud, l’ancien président, François Bozizé a pris l’habitude depuis son retour d’exil, de ne pas laisser le temps à tous ceux qui en ont gros sur le cœur. Le président fondateur du KNK n’a pas perdu les bons réflexes, pour persuader les gens de sa bonne foi. Il est essentiel pour lui de communiquer. Il a connu des moments difficiles, il veut la paix. François Bozizé sait que les rumeurs sont dangereuses, elles provoquent la panique. Il ne l’oublie jamais. Il s’accroche.   Il fallait qu’il parle. Beaucoup de rumeurs ont circulé depuis un certain temps, chacun y est allé de son interprétation au sujet du voyage de l’ancien président de la République et de Karim Meckassoua, l’ancien président de l’Assemblée nationale à Oyo chez Sassou. Certains ont parlé de supposées consignes que Karim Meckassoua et François Bozizé seraient allés prendre pour qu’il y ait une transition ; d’autres ont affirmé que c’était pour préparer un coup d’État. Il y a eu trop de malentendus et d’illusions. Il devait mettre les choses au clair. L’ancien président, dément toutes les rumeurs, mais il reconnait être bien allé à Oyo chez le président Denis Sassou-Nguesso. Ils sont amis, il a été chef de l’État, Sassou voulait prendre de ses nouvelles, connaître son état de santé. Dans une interview, ce mercredi 15 juillet 2020 à Radio Ndeké Luka, François Bozizé a répondu aux rumeurs qui ont alimentées son voyage au Congo-Brazzaville, mais aussi aux questions d’actualité, notamment : le vote de la loi organique de l’agence nationale des élections (ANE), sa candidature à l’élection présidentielle, la concertation entre le Gouvernement et les forces publiques, le Congrès du KNK, les accusations de Fidèle Ngouandjika, etc. Bozizé n’est pas passé par quatre chemins pour dissiper les rumeurs. Certes son parti se cherche un « champion », mais lui, il estime que cette question-là doit être discutée au sein du parti, il faut que les gens s’accordent, parce qu’il n’y a pas que lui dans le parti. Lisez-plutôt !

Le 27 avril 2020, au siège du KNK, l’ancien président s’était déjà prêté au jeu de questions réponses avec les journalistes, pour tordre le cou aux rumeurs l’impliquant dans d’une supposée tentative de déstabilisation des institutions publiques. Il avait tout balayé d’un revers de main. Depuis son retour, le 15 décembre 2019, on ne le laisse pas tranquille, on lui colle tout sur le dos. Alors qu’il est rentré pacifiquement. François Bozizé dérange beaucoup. Il fait peur à ses adversaires, qui ne s’attendaient pas à son retour. L’ancien président donne des sueurs froides, peut-être parce qu’il est trop confiant et laisse l’opinion parler à sa place.

Radio Ndéké Luka : Monsieur François Bozizé, Bonjour !

François Bozizé : Bonjour !

RNL : Les députés viennent de voter la loi portant organisation et fonctionnement de l’agence nationale des élections (ANE), comment avez-vous accueilli, le résultat de ce vote ?

FB : Je crois bien que les députés ont fait leur travail normalement. Je crois qu’il ne reste que la suite des choses, puisqu’il faut organiser les membres de la nouvelle ANE à la suite des élections. On verra le travail qu’ils feront par rapport au résultat.

RNL : La Cour Constitutionnelle n’a pas encore rendu son verdict, croyez-vous que la suite sera favorable ou compatible au vote exprimé par les députés de la Nation ?

FB : je ne sais pas s’il y a une disposition de ce genre que la Cour Constitutionnelle puisse examiner une décision de ce genre, mais nous verrons.

RNL : Dans son dernier arrêt, la Cour Constitutionnelle a renvoyé la classe politique avec le Gouvernement à se concerter pour un consensus, avez-vous des propositions à faire, lors de ces discussions tel que souhaité par la Cour constitutionnelle ?

FB : Je pense que c’est une décision noble de la part de la Cour Constitutionnelle. Dans les circonstances que nous vivons, lorsque la classe politique et le pouvoir en place discutent, c’est une contribution à la paix, à l’entente et l’harmonie. Nous souhaitons que le chef de l’Etat puisse organiser cette rencontre pour que nous discutions des problèmes du pays. Il y a beaucoup de points à régler. Je l’ai proposé à l’époque au chef de l’Etat, voilà que la Cour Constitutionnelle est allée dans le même sens.

Il ne reste plus qu’au chef de l’Etat de décider pour que nous puissions nous rencontrer.

RNL : Il y a beaucoup de points, mais s’il faut hiérarchiser en terme de priorités, quelles sont les priorités, selon-vous ?

FB: Non, je ne voudrai pas avancer quoi que ce soit, les forces vives qui seront appelées à vivre cette circonstance pourront chacune émettre les points qui pourront être examinés de commun accord.

RNL : François Bozizé et Abdou Karim Meckassoua au Congo-Brazzaville, quels sont les points qui étaient à l’ordre du jour de votre déplacement chez le voisin Sassou Nguesso ?

FB : Vous savez, j’ai exercé le pouvoir. J’ai des amis parmi les Chefs d’État. J’ai vécu des moments difficiles, ceux avec qui j’ai des liens particuliers voudraient me voir pour échanger, voir aussi mon état de santé et bien d’autres choses. C’était uniquement dans un cadre amical et familial. Les choses se sont déroulées dans de bonnes conditions. Je sais qu’il y a eu des interprétations multiples,  mais je le repère, c’était amical.

RNL : Vous avez aplani vos divergences avec les présidents de la CEMAC, que vous avez à un moment donné accusé d’être à l’origine de votre départ du pouvoir ?

FB : Non, non, ils n’y sont pour rien. Je n’aimerai pas remuer le couteau dans la plaie. Non, non, c’est tout ce que je peux dire.

RNL : Donc tout ce que vous disiez à l’époque, c’était de la colère ?

FB : Je ne crois pas les avoir accusé proprement dit, non, non. Si j’ai dit quelque chose de travers, c’est que les choses se sont déroulées d’une manière difficile, où effectivement, ils pouvaient faire mieux, mais la politique, c’est la chose que vous connaissez très bien. Elle n’a pas de tête, ni de queue. Je suis de retour, ils m’appellent, je reçois, on échange. C’est déjà bien. Mais ils n’y sont pour rien.

RNL : Votre ancien ministre et proche collaborateur, Fidèle Ngouandjika sur les réseaux sociaux a fait beaucoup de révélations en passant par le trucage des élections, par la mort des Centrafricains dont celle de Charles Massi, que lui répondez-vous ?

FB : il est de l’autre côté. Il n’est plus KNK. Il était KNK comme le chef de l’État, était KNK. Ils sont tous de l’autre côté, nous allons vers les élections, on essaie de rassembler. On n’invente ceci, cela, pour essayer d’animer la vie politique. Il n’y a rien de spécial. Moi j’ai la conscience tranquille.

RNL: Ce sont des accusations graves, est-ce que vous serez prêts à répondre de ces accusations devant la justice ?

FB : Qu’il porte plainte pour que la justice me convoque, et on verra qu’est-ce qu’on pourra se dire avec la justice.

RNL : Dans les jours à venir, votre parti va tenir son congrès, si jamais on vous choisit comme candidat, quel sera votre réaction ?

FB : Je laisse le soin au bureau politique de se prononcer là-dessus. Sur le problème de candidature, il y a beaucoup de méandres qu’il faut résoudre au sein du parti, avant de pouvoir choisir X, Y ou Z. Donc je pourrai laisser cela à la disposition du bureau politique

 RNL : Vous savez comme moi, que quand le président fondateur est encore ne vie, personne ne peut oser ?

FB : C’est la démocratie, dans la démocratie, il y a des loups, des vipères, de tout. Même s’il y a au sein du parti, une organisation, il y a quand même des ambitieux. Il ne faut pas négliger cela. On doit en discuter profondément pour régler ce qu’il y a et ensuite, nous choisirons telle ou telle personne.

RNL : Autour de cette question de candidature, il y a la loi portant sur le statut des anciens chefs d’État qui vous empêche d’être candidat aux élections présidentielles, comment avez-vous accueilli cela ? Et quelle est votre lecture de la chose ?

FB : il semble qu’ils ne m’ont pas empêché. Mais ils ont empêché à ce que je puisse bénéficier de certaines choses, tant que je voudrai entreprendre la politique. C’est tout simplement ça. Ce n’est pas pour m’empêcher d’être candidat ou de faire de la politique. Si je veux bénéficier de tous les avantages, il ne faudrait pas que je fasse de  la politique. Il faudrait que je ne me mêle plus de la politique. 

RNL : Par conséquent, vous allez vous en passer pour privilégier votre vie politique ?

FB : Si le congrès décide quelque chose en ma faveur… 

RNL : Vous avez été empêché de participer aux obsèques du Général Bemakassoui, qui était aussi votre frère d’armes, comment avez-vous accueilli cela ?

FB : J’étais à la cérémonie familiale. Tout s’est déroulé normalement. Bien sûr, le protocole n’était pas au courant de mon arrivée. Je n’ai pas été placé là où il fallait ; La prochaine fois, ils vont se rattraper.

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