Sidiki Abass,Alkhatim, Ali Darass, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène: Qui protège ces hors-la-loi ?

 Même si l’ambition du pouvoir n’a jamais été de faire usage de la force, il devient plus que judicieux de restaurer l’autorité de l’Etat. Le gouvernement Touadera doit mettre fin au-laisser aller. Les accords de paix ne sont pas respectés, les rebelles passent le clair de leur temps à faire du chantage, et à rompre leurs engagements. La république centrafricaine, qui est un pays très tolérant doit être en mesure de se défendre devant l’adversité. Depuis le retour de Khartoum, les chefs rebelles sont aux abonnés absent quant à l’application des mesures prisent de commun accord avec le gouvernement centrafricain. Tous ceux qui s’étaient réjouis de l’initiative de paix de Khartoum disent, reconnaissent aujourd’hui, que les rebelles sont les vrais ennemis de la Nation !

Les chefs rebelles jouent de leurs oukases. Malgré les accords passés avec le gouvernement. Ils sont toujours les premiers à ouvrir les hostilités. Alors que les portes du gouvernement leurs sont grandement ouvertes et qu’ils y sont représentés. Aujourd’hui, la situation est plus désastreuse qu’on n’imaginait. 80 % du territoire national échappe au contrôle du gouvernement. Qui se montre coopératif pour sauter les obstacles. Régulièrement, le président Touadera et son Premier ministre, Ngrébada doivent faire montre de tolérance. A plusieurs reprises, l’Etat centrafricain est allé au fond des choses, il s’est assis avec les rebelles pour lever les malentendus. Mais à force de faire des concessions, la mauvaise habitude a pris corps. Les rebelles pensent qu’il suffit de prendre les armes pour se croire tout permis. Et exiger un partager du pouvoir. Le président de la république, qui un moment donné, ne voulait pas admettre un partage du pouvoir, s’est vite rendu compte, qu’on ne lui laissait pas le choix. Il a vite changé d’avis. Son gouvernement a su renouer, en dépit des doutes, avec la bonne entente. Ali Darassa, le chef de l’UPC, qui terrorise les populations de la ville de Bambari depuis 2014, s’est chaussé les galons de général d’Armée. Il a été officiellement investi à la mairie de Bambari, comme autorité militaire et membre du gouvernement, en présence de Jean Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint de l’ONU, de Smaîl Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine et du Premier ministre, Firmin Ngrebada. Ce blanc-seing l’a visiblement gonflé à bloc. Depuis, il n’a pas arrêté de narguer tout le monde. Sidiki Abbas, Alkhatim, Noureddine Adam, Abdoulaye Hissène et Armel Sayo, défient constamment l’autorité de l’Etat. La patience a peut-être atteint ses limites. Ces hors-la-loi ont tous du sang sur les mains, ils ont détruit ce pays. Ils sont probablement pire que ceux qui sont actuellement à la CPI. Ils sont aussi coupables de destructions de biens publics, d’associations de malfaiteurs, d’atteinte à la sureté de l’Etat, de détention illégale d’armes de guerre. Mais qu’importe, on ferme les yeux, les chefs rebelles sont passés « maîtres » dans l’art de se trouver, l’air de rien, toujours une porte de sortie. On ne s’explique toujours pas, comment, Abdoulaye Hissène, ancien de la CPJP et cadre du FPRC, a réussi à s’évader de la prison de Ngaragba, quelques heures, après y avoir été conduit. Malgré sa condamnation par contumace, Abdoulaye Hissène, ne s’inquiète de rien. Il a des amis dans l’équipe du président. Qui plaident pour lui. Quand ça lui plait, il rend quelques armes légères. Pour faire bonne figure.       

Le Premier ministre Firmin Ngrébada, Jean Pierre La Croix, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix et Smaîl Chergui, lors de l’intronisation du chef rebelle Ali Darassa comme représentant du gouvernement à Bambari. Jean Pierre La Croix et Firmin Ngrébada pensaient, au nom de la paix, avoir trouvé la solution et les mots justes pour calmer ce chef rebelle, mais l’enthousiasme a été de courte durée. Aujourd’hui, un constat s’impose. Sous l’autorité de Faustin-Archange Touadera malgré toute la bonne volonté, on n’a pas repris le territoire des mains des rebelles. On n’a pas pris des décisions majeures. Alors que le peuple attend toujours.
 

Un territoire occupé par des mercenaires…

Ils sont près de quinze groupes armés, principalement constitués de mercenaires étrangers. Le rapport de force est en leur faveur, ils contrôlent près de 80% du territoire national centrafricain. Et c’est eux qui mènent la danse, et donne le tempo. Ces  Hors-la-loi, ont pris l’habitude de poser sans cesse des exigences et de toujours en rajouter. Ils ne laissent guère le choix au gouvernement. Ils semblent avoir un statut très « spécial ».

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