La Centrafrique s’enlise face aux agissements des groupes armés

La Centrafrique fait face à des chefs de groupes armés qui ont choisi de claquer la porte, au gré de leurs humeurs, et qui accentuent la pression. L’’indignation est totale. Le conflit lié aux groupes armés perdure. Le revirement des groupes armés est quasi permanent. Il devient agaçant et inquiétant. L’opposition dénonce, l’absence de réaction du gouvernement et, l’accuse de faire  la part belle à ces derniers, au nom des accords politiques. Personne ne s’explique les apparentes contradictions  des rebelles. Depuis 2013, aucun accord n’a été respecté.

Il ne peut y avoir des zones de non-droit sur le territoire national. On doit se mettre à ce niveau-là. Les rebelles se sont plusieurs fois engagés sans jamais tenir parole. Or, un engagement pris doit être respecté. Sinon, le pays tout entier sombre. La république centrafricaine n’est plus ce vaste territoire, où l’on pouvait circuler librement pour admirer de merveilleux paysages. Depuis 2013, des « seigneurs de guerre », venus d’horizons divers, tiennent le haut du pavé. Ils terrorisent la population et sèment le chaos partout. Ces personnes sans foi ni loi, sont une menace réelle pour le pays. Personne ne peut le nier. Le Président de la république qui a entrepris la réforme de l’armée, ne doit pas attendre et renvoyer à plus tard, le problème de la sécurité, qu’il a trouvé et qui persiste. Alors que son mandat arrive à son couchant. On n’a peut-être trop tendu la main aux chefs rebelles, au point qu’ils se croient au-dessus des lois. Tout simplement parce que l’embargo ne permet pas au pays de disposer de véritables moyens de défense. Il nous manquait une structuration, aujourd’hui, au regard des recrutements à foison qu’il y a eu, depuis l’arrivée au pouvoir du président Touadera, on peut supposer qu’elle est faite. Il nous manque des armes, certes ! Mais probablement pas de stratégie pour reprendre nos territoires. Les soldats centrafricains sont vaillants. Ils n’ont pas peurs de l’ennemi. Nous devons plaider pour que l’embargo puisse être levé. Et pour que les FACA soient dotées de moyen de dissuasion. Pour arrêter tous ces hors-la-loi qui menacent la sécurité du pays. Les rebelles sont les seuls à disposent d’armes lourdes. Nous n’avons pas progressé depuis Khartoum.  Le territoire centrafricain doit être rassemblé et sous le contrôle total du gouvernement. Nous en sommes très loin.

« Attaquer les FACA, c’est attaquer le peuple centrafricain »…

Marie-Noelle Koyara, la ministre de la défense, tient la maison depuis la présidence de Catherine Samba-Panza. Cette longévité aux affaires, lui permet donc, de mesurer l’ampleur de la situation. Le pays est confronté à un problème fondamental, la sécurité. Les autorités doivent agir. Dès le début de la présidence de Touadera, la crainte était prévisible. Touadera s’est préparé intensément à faire face à la situation. Il a mis un accent particulier sur la réforme et la restructuration des FACA. Les recrutements se sont succédé. Mais les rebelles continuent, hélas de défier son autorité. A-t-il échoué à se montrer en véritable chef des armées, autorité légitime élue par le peuple? Beaucoup de gens s’interrogent. Même si les Centrafricains sont, néanmoins fiers de rencontrer un peu partout dans le pays, des FACA, déterminés et, prêts à sauver l’honneur de la Nation. Le président Touadera était Premier ministre quand les rebellions sont montées en puissance. Le voilà qui remet en jeu son fauteuil sans avoir pu régler ce problème.

Le mandat se termine,  on n’a pas désarmé

Nous sommes en face de gens bien supérieurs en armement, qui défient l’autorité de l’Etat. Qui prennent des engagements sans les tenir. Il faut maintenant penser à la suite. Il faut se demander, qu’est-ce que nous devons faire pour faire cesser cette paralysie qui mine le pays. On s’est planté, en croyant qu’il suffisait d’ouvrir les portes du gouvernement à ces mercenaires. Nous n’avons pas en face de nous, des gens qui veulent la paix. Ce sont justes, des « maîtres chanteurs ». Qui se jouent de nous.

Ali Darass, leader de l’UPC

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